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2016 : COURS DE JARDINAGE POTAGER pour TOUS à la FERME NOS PILIFS

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 2016 : un bonne année au potager !

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Ferme Nos Pilifs : salle "La Grange")

 

Pour tous ceux qui aiment jardiner et cuisiner potager, l'année commence bien à la FERME NOS PILIFS. Nous adressons nos meilleurs vœux et notre vive reconnaissance à tous les visiteurs, amis, membres et  sympathisants qui ont fait de  cette entreprise de travail adapté un des rendez-vous préférés des Bruxellois. Et en raison du succès des années précédentes de nos formations au jardinage biologique pour tous, nous avons l'avantage de vous proposer un programme 2016 nettement enrichi.

La première formation POUR TOUS aura lieu le 23 janvier 2016 de 14:00 à 16:30 et se propose de dresser avec les jardiniers  amateurs un inventaire des matériaux de paillage, accompagné d'un bilan des avantages et inconvénients de chacun d'eux, Le PAILLAGE et les PAILLIS constituent une des caractéristiques essentielles du jardinage écologique, dont les performances de mieux en mieux reconnues et utilisées illustrent bien ce que le que le Prof. Masanobu Fukoaka(microbiologiste japonais décédé en 2008) qualifiait d'extraordinaire "REVOLUTION" d'un seul brin de paille. (*)

(*) cf Masanobu Fukuoka- The One Straw Revolution - an introduction to natural farming - Rodale Press Emmaüs, 1978).

 

Inscrivez-vous vite à la Jardinerie de la ferme (contact et inscriptions : voir détail ci-dessous). le nombre de places est limité. Les participants recevront un bon d'achat de 5 euros et des graines de légumes à emporter.

  

Formations 2016

 Jardinage potager urbain pour tous

(Nos formations à la Ferme Nos Pilifs - salle "La Grange")

  

  • samedi 23 janvier 2016, de 14:00 à 16:30 h

    Le sol du potager et ses paillis     

Procédé simple et écologique, le paillage consiste à recouvrir le sol avec des matières organiques ou minérales qu'il faut choisir à bon escient. Paille, fumier, compost, tourteaux, BRF (bois raméal fragmenté), sciure, pierres, galets, graviers ... sont des couvertures ayant chacune des performances de dégradation différentes dans le temps et dans les modifications qu'elles entraînent sur la nature de votre sol. De la tonte de gazon aux éclats d'ardoise, une évaluation non commerciale des avantages et inconvénients des différents paillis.

 

  • samedi 6 février 2016, de 14:00 à 16:30 h

    La rotation des cultures au potager    

Une technique écologique pour prévenir ou remédier aux carences, aux maladies et aux prédateurs nuisibles qui peuvent menacer vos récoltes potagères. Comment maintenir naturellement la fertilité d'un sol vivant en prévoyant même sa régénérescence.

Un ordre de succession adéquat dans la culture des espèces cultivées qui contribue aussi à freiner et contrôler la croissance des "mauvaises" herbes;

 

  • samedi 13 février 2016, de 14:00 à 16:30 h

     Les fraisiers     

Qu'elle soit envisagée en pleine terre, en jardinières ou en pots, la culture du fraisier est très facile et productive chez un particulier en ville... sous réserve d'un choix judicieux parmi les différentes espèces et variétés et de la prise en compte de quelques recommandations de base. Une excellente occasion de (re)découvrir la fraise abricot, la fraise musquée, la fraise des bois ou la fraise alpine blanche ... des petits fruits fabuleux introuvables dans le commerce.  

 

  • samedi 20 février 2016, de 14:00 à 16:30 h

    Un potager en ville    

Vous l’avez décidé ? Vous vivez en milieu urbain et vous souhaitez malgré tout profiter d'un vrai potager bio ? Voici comment franchir facilement les quelques étapes qui vous offriront de l'autonomie alimentaire avec des légumes sains et goûteux très originaux.

 

  • samedi 27 février 2016, de 14:00 à 16:30 h

     La fertilisation des sols     

Le sol, c’est le support essentiel de la vie.  Ce support est évolutif et le succès de vos cultures est subordonné à quelques bonnes pratiques de jardinage que nous détaillerons pour vous.

Préparation du terrain - Compost - Fumiers & engrais

 

  • Dimanche 6 mars 2016, de 10:30 à 13:00 h

     Les semis du printemps     

En réalisant lui-même ses semis de plantes, le jardinier fait évidemment une économie domestique substantielle. Mais cette démarche lui permet surtout de choisir d'autres légumes, des légumes oubliés, rares ou curieux qui nourrissent mieux, plus sainement et plus savoureusement ... à condition de disposer de quelques graines de bonne qualité ou de plantules pour démarrer.

Les semis de printemps vous permettent d'explorer la richesse variétale qui a construit notre patrimoine culinaire pendant des siècles.

  

  •  Dimanche 13 mars 2016, de 10:30 à 13:00 h

   Culture de tomates "anciennes" chez soi    

Echappez aux tomates industrielles et aux nuisances des méthodes culturales qui les produisent ! Offrez-vous la liberté de cultiver - dans votre jardin ou sur votre balcon - l'une ou l'autre variété de tomates anciennes au goût et à la qualité sanitaire inégalable.

 

  •  Dimanche 20 mars 2016, de 10:30 à 13:00 h

   Le jardin sans pesticides    

Vous aimez le vivant ? Par définition, les pesticides sont des produits qui « tuent » et ne vous conviennent donc pas. D’origine essentiellement chimique, ils ne sont pas du tout indispensables pour régler un problème au jardin. Découvrez les solutions alternatives et naturelles et efficaces qui préservent l'environnement et votre santé.

 

  •   Dimanche 17 avril 2016, de 10:30 à 13:00 h

     Les plantes aromatiques culinaires     

Dans le commerce, les herbes culinaires fraîches sont peu variées, souvent conditionnées sous blister, sinon proposées en petits pots de culture hydroponique où elles dépérissent après quelques jours. Ce n’est pas une bonne raison d’aromatiser vos plats avec des « p’tits cubes». Découvrez 40 plantes aromatiques bienfaisantes et parfumées que vous pouvez facilement cultiver vous-même.

 

  •   Dimanche 12 juin 2016, de 10:30 à 13:00 h

     Les plantes sauvages comestibles     

Les "sauvageonnes" sont très à la mode, mais toutes ne sont pas aptes à être consommées. Il convient de bien les identifier, de les récolter dans des lieux non pollués à la saison adéquate et de les préparer avec un authentique savoir-faire culinaire. Achillée, benoîte urbaine, berce commune, bourse-à-pasteur, cardamine, carotte sauvage, conopode dénudé, corne de  cerf, égopode podagraire, mourre de porc, stellaire étoilée risquent de séduire votre palais.

 

  •   Dimanche 18 septembre 2016, de 10:30 à 13:00 h

     Récolte des graines potagères     

Récolter les graines de vos meilleurs légumes pour les ressemer ensuite dans son potager est un geste qui s'inscrit dans la tradition ancestrale des jardiniers. Apprenez vous aussi à sélectionner des plants-mères, à récolter, nettoyer, trier et conserver des graines de variétés anciennes rares d'une surprenante vigueur germinative.

 

  •   Samedi 15 octobre 2016, de 14:00 à 16:30 h

     Les Engrais verts     

Un formidable atout pour le potager naturel, dont le sol ne doit pas rester nu sous peine de se dégrader sous l'effet du soleil, des variations thermiques et des intempéries. Des semis intermédiaires de végétaux appelés "engrais verts" - non destinés à la consommation alimentaire - assurent une couverture végétale protectrice des parcelles de culture laissées vacantes après la récolte. Découvrons ces "engrais verts" qui empêchent l'érosion, dépolluent et fertilisent naturellement le sol.

  

  •   Samedi 29 octobre 2016, de 14:00 à 16:30 h

   Préparation du potager pour l'hiver   

De la fin de l'automne au début de l'hiver, un calendrier du potager avec de petites routines expliquées pour les jours qui raccourcissent et se refroidissent.  Tous les bons gestes et les bonnes pratiques d'avant l'équinoxe pour réussir votre jardin nourricier de l'année suivante.

  •   Samedi 19 novembre 2016, de 14:00 à 16:30 h

    Des légumes racines originaux    

Parce que de nombreux légumes-racines se développent à la faveur des jours courts , ils sont une ressource alimentaire importante pour vos menus d'hiver.  La poire de terre, l'hélianthi, l'ulluco, l’oca du Pérou, la capucine tubéreuse, la crosne du Japon , cultures faciles et peu sensibles aux maladies, n’auront bientôt plus de secrets pour vous !

 

Bon à savoir :

  • L'Estaminet de la Ferme Nos Pilifs est ouvert tous les jours et peut vous proposer - outre sa carte de boissons variées - des petits déjeuners en matinée  et de la restauration chaude ou froide  à midi.
  • L'Epicerie est ouverte tous les jours de la semaine jusqu'à 18 h (sauf le lundi) et le dimanche, jusqu'à 13 h. Elle vous propose fruits et légumes de saison, pains, viennoiseries, pâtisseries, charcuteries, fromages, boissons ... et des centaines de produits alimentaires bio. Le WE, des poulets fermiers de qualité sont rôtis sur place et prêts à emporter bien chauds. (Il est prudent de réserver).
  • La Jardinerie de la Ferme Nos Pilifs est ouverte du mardi au samedi toute la journée (En arrière-saison, elle est fermée le dimanche et le lundi).

 

C’est où ?

Rendez-vous à la salle "La Grange", a droite dans la grande cour de la Ferme Nos Pilifs -  347, Trasserweg à 1120 Bruxelles (Neder-over-Hembeek)

 C’est combien ?

Le prix de chaque atelier est fixé à 10 €uros par personne. Outre votre accès à l’animation et des sachets de graines offertes aux participants par les Jardins de Pomone, votre inscription vous donne droit à un BON D’ACHAT de 5 €uros valable 2 ans à la jardinerie de la Ferme Nos Pilifs. (Ce bon d’achat vous est remis personnellement juste avant l’atelier auquel vous êtes inscrit.)

 Comment s'inscrire ?

Uniquement via l’adresse mail :

 jardinerie@pilifs.be

 Infos complémentaires ?

Contactez-nous au 02 262 11 06. Nous vous renseignerons avec plaisir.

 

 


Pour vos salades typées : Chicorée GRUMOLO DU PIEMONT et laitue romaine OREILLES DU DIABLE : "La salata, ben salata, poco aceto, molto ogliata"

GRAINES POTAGERES GRATUITES pour nos membres 2016 (plus de 2000 espèces et variétés pour les jardiniers amateurs passionnés et eco-responsables.

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GRAINES POTAGERES GRATUITES

  pour nos membres 2016. Affiliez-vous en ligne !

histoire de (re)découvrir naturellement chez vous un patrimoine gourmand de plus de 2000 variétés de LEGUMES ANCIENS OUBLIES et de PLANTES AROMATIQUES CULINAIRES

 

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 Stockage des graines JDP en Région bruxelloise (+ de 2000 espèces et variétés en thesaurus)

 Un patrimoine naturel de plus de 2000 variétés pour enrichir nos potagers urbains et nous nourrir sans dépendre des légumes "nécrotechnologiques" promotionnés par la grande distribution vivrière.

 

Comment devenir membre de l'association sans but lucratif

  Les Jardins de Pomone

et

recevoir gratuitement un colis de

GRAINES D'AMITIÉ

 

En complétant le

FORMULAIRE D'AFFILIATION EN LIGNE

(cliquez ici pour l'afficher)

puis en vous acquittant du  montant de la cotisation selon une des modalités ci-après :

  1. soit par paiement en espèces de votre cotisation sur un de nos stands lors d'un des nombreux événements auxquels nous participons chaque année en Belgique et en France, ou lors de nos journées "GRAINES D'AMITIE" organisées régulièrement sur l'un de nos sites potagers de la banlieue bruxelloise. (Dans ce cas, un reçu signé en bonne en due forme attestant de votre affiliation vous sera remis en même temps que votre cadeau de graines potagères.)
  2. Par virement sur le compte bancaire référencé ci-après le montant de la cotisation 2016, soit 22 euros pour la Belgique et 25 euros pour la Suisse, la France et tous les pay6 membres de l'UE (Nous consulter pour les autres pays).

 

Coordonnées bancaires de l'association

  • Pour la Belgique :

N° de compte 068 2512034 52 (BELFIUS banque)

 

  • Depuis l'étranger

BELFIUS banque

code BIC : GKCCBEBB

code IBAN BE64 0682 5120 3452    

Attention ! Le paiement par chèque bancaire n'est plus accepté en raison des frais d'encaissement exorbitants prélevés lorsqu'il est émis depuis un compte bancaire étranger.

Merci d'utiliser le virement bancaire avec mention des codes BIC et IBAN;  le virement européen est GRATUIT dans les pays de l'Union, mais certaines banques omettent de le proposer à leurs clients. (Faites-le vous confirmer par votre banquier).

Sitôt votre paiement enregistré, nous vous enverrons - gratuitement pour les pays de l'UE et la Suisse - votre colis gratuit de GRAINES D'AMITIE (12 sachets de 12 variétés différentes. - Lots aléatoires - Nombreuses raretés pour les collectionneurs.

Cette année encore, le produit financier de ces affiliations sera affecté au développement du projet d'économie sociale d'intégration développé par la FERME NOS PILIFS (entreprise de travail adapté à BRUXELLES NOH) pour la personne porteuse d'un handicap.

L’association est également très active sur le plan pédagogique en termes de DEVELOPPEMENT DURABLE, CONSOMMATION ECO-RESPONSABLE, DECOUVERTE NATURE  et MICROJARDINAGE URBAIN pour tous. Nos animateurs participent régulièrement au programme d'animation grand public de la FERME NOS PILIFS,

A partir du samedi 5 mars 2016, notre POTAGER PEDAGOGIQUE situé dans le grand parc de la ferme (accès face à la chèvrerie) sera ouvert A TOUS les mercredis et samedis après-midi (de  14 à 18 heures). Laisser vous guider parmi les légumes improbables et les herbes aromatiques méconnues en écoutant les conseils et astuces de nos jardiniers gourmands. 

Pour les amateurs aux doigts verts, possibilité d'obtenir des graines et des plants en pots de variétés rares et peu commercialisées sur place lors des visites.

 

"Ensemble, cultivons la différence et créons des potagers débordant de biodiversité".

 

  • Conseils de jardinage gratuits pour les membres
  • GRAINES ET PLANTS DE LEGUMES OUBLIES
  • COURS ET ATELIERS DE CUISINE ET DE JARDINAGE
  • CONFERENCES - ARTICLES DE PRESSE
  • ANIMATIONS PEDAGOGIQUES SUR LES NOUVEAUX COMPORTEMENTS DE CONSOMMATION ET L'ALIMENTATION DURABLE

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"On a tous besoin d'un PETIT POIS chez soi" [PIPIOU] - Les PETITS PROVENCAUX ne se laissent pas mettre en boîtes... et ils sont faciles à cultiver au potager des amateurs

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Séquence extraite de l'émission télévisée JARDINS & LOISIRS (RTBF1) du 21 février 2016

avec Luc NOËL et José VEYS

 

Des MENTHES insoupçonnées et très variées pour vos préparations culinaires

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Séquence extraite de l'émission télévisée JARDINS & LOISIRS (RTBF1) du 3 avril 2016

avec Luc NOËL et José VEYS

 

 Les MENTHES :

séduisantes et faciles à cultiver en pots !

 

Il y en a pour tous les usages et tous les goûts. Certaines espèces - moins connues et correctement identifiées - deviendront vite pour vous de véritables atouts culinaires aux parfums très diversifiés et aux vertus insoupçonnées.

 

PATATES DOUCES, KUMARAS ... et MAORIS

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 20080203 001 Patate douce

 

Patates douces, kumaras et ... Maoris

 

La patate douce, c’est un légume qui – bien que ses tubercules se préparent exactement comme des pommes de terre – n’appartient pourtant pas à la même famille botanique. La pomme de terre est une solanacée, tandis que la patate douce appartient à la famille des convolvulacées. Ce qui caractérise les convolvulacées (famille à laquelle appartient aussi l’envahissant liseron de nos jardins), c’est d’une part, sa végétation de type volubile, et d’autre part, ses fleurs aux pétales soudés en forme d’entonnoir.  

Au goût, ce qui diffère immédiatement la patate douce de la pomme de terre, c’est sa saveur nettement plus sucrée, due à une plus forte teneur en glucides. 

Mais d’une manière moins directement perceptible, la patate douce offre aussi dans bien des cas, sur le plan nutritionnel, des avantages supérieurs à ceux de sa grande concurrente dans nos assiettes occidentales.  

Comment se fait-il, dès lors, me ferez vous remarquer, qu’elle ne supplante pas davantage cette pomme de terre qui est devenue hors de prix en quelques années ? Tout simplement, parce qu’il s’agit d’une plante subtropicale dont la croissance optimale nécessite des températures supérieures à 20°C, et qu’il est malheureusement impensable de la cultiver en Île-de-France, en Champagne, en Picardie, dans le Valais, au Québec ou … dans mon cher Brabant. 

Qu’à cela ne tienne ! Observez bien lors de vos achats de légumes. Discrète, la patate douce est très souvent présente dans les étalages.. Mais elle il figure plutôt comme un légume exotique que les ménagères hésitent encore à utiliser. Si c’est votre cas, suivez le guide … vous changerez peut-être d’avis, surtout après en avoir goûté dans une préparation adéquate.

 

« Passeport, s’il vous plaît ! »

 

  • Nom français usuel : 

PATATE DOUCE

  • Synonymes et appellations vernaculaires françaises :

Patate

Kumara

  • Famille botanique :

Convolvulacées    

 

  • Nom latin :                             Ipomaea batatas
  • Nom allemand :                     Süsskartoffel, Batate
  • Nom anglais :                         Sweet potato
  • Nom espagnol :                      Batata, Boniato
  • Nom italien :                          Patata americana dolce
  •  Nom néerlandais :                Zoete aardappel      

 

L’origine de la patate douce a fait l’objet d’âpres discussions savantes, opposant botanistes, ethnologues, linguistes et archéologues. (J’en reparlerai ci-dessous, dans la partie historique de ce post.). Son origine méso- et sud-américaine ne semble pourtant plus pouvoir être sérieusement contestée, même si l’espèce sauvage qui a engendré les plus de 500 variétés de patates douces cultivées aujourdhui dans le monde n’a jamais pu être identifiée.

    

 

Observons un plant de patate douce !  

C’est une plante annuelle  formant d’innombrables rameaux rampant sur le sol, occasionnellement grimpante lorsqu‘elle rencontre un support . Selon les variétés, les tiges atteignent 3 à 5 m de longueur. 

 Patate douce (hort.cornell. edu°

Les feuilles - généralement de couleur vert foncé, parfois rougeâtres, sont alternes sur l’axe de la tige. Elles sont comestibles. Les pétioles sont longs, la forme du limbe est plus ou moins découpée et très variable.

 

Patate douce (Fleur) (plantoftheweek.org)

 Les fleurs, blanches ou rouge violacé, en forme d’entonnoir, donnent naissance à des fruits de type capsules contenant de 3 à 4 graines noires et très dures.

 Patate douce (concise.britannica.com)

 

Les racines sont des tubercules de formes et de tailles assez hétéroclites. La peau – de couleur différente selon la variété - est assez lisse, recouvrant une chair à la fois farineuse et juteuse, douce et sucrée. Il existe des variétés à chair blanche, jaune clair, violette ou orange. Pour les raisons que je vous donnerai plus loin, ma préférence va aux variétés à chair orange.

Il existe des variétés de type « mammouth » non commercialisées avec des tubercules de près d’un mètre de long ! Plus généralement, le poids d’une patate douce se situe entre 250 et 450 g. 

 20080203 010 Patate douce

 

Cuisinez joyeusement avec la patate douce !

 

  •  La cuisine des feuilles et les tiges

solé! Les jeunes tiges garnies de feuilles tendres (en fait, les sommités coupées à 40-45 cm de longueur) sont un ingrédient frais très difficile à trouver dans les zones septentrionales. (Anne et moi en avons trouvé quelquefois chez Kam Yuen Supermarketrue de Vierge Noire, à Bruxelles).  Préparées à l’embeurrée, elles constituent un légume marginal agréable. Mais à mon avis, pas au point de frustrer vraiment ceux qui ne peuvent pas s’en procurer.

      

  •  La cuisine des tubercules

Les tubercules eux, sont un légume original à part entière. On peut les classer en deux catégories : la première regroupant les variétés à chair sèche, l’autre les tubercules à chair humide. Pour faire le meilleur choix en fonction du plat que vous désirez préparer, retenez qu’une patate sèche est nettement plus farineuse après cuisson.

A l’achat, veillez à choisir des tubercules pas trop maltraités, sans coups ni blessures apparentes.

Toutes les variétés de patates douces permettent à peu près les même préparations conventionnelles que la pomme de terre : gratins, fritures (frites, chips, beignets, croquettes …), purées. Comme le potimarron, elles peuvent également entrer dans la préparation de succulentes pâtisseries. 

La cuisson classique à l'eau prend de 15 à 18 minutes.

Au four, vous pouvez cuire des patates de 300 à 450 gr en une heure environ (thermostat  6 = 180°C.). Un simple délice … Dans ce type de cuisson, préférez cependant une variété de patate à chair humide.

La patate douce se conserve très bien à l’abri de la lumière, dans un emplacement sec, frais et bien ventilé (cave, grenier ou garage sans humiditée excessive). Ne les placez surtout jamais dans votre réfrigérateur, pas même dans le bac à légumes.

La peau des tubercules est très fine, et parfaitement comestible. Il vous est loisible d’épluchez vos patates, mais il est préférable de les préparer « en chemise » après les avoir soigneusement lavées.

Comme je vous le disais ci-dessus, la chair des tubercules peut être de différentes couleurs, la couleur blanche étant la plus fréquente, quelle que soit la couleur de la peau. De réflexion et d’expérience, je pense cependant qu’il est préférable de privilégier les tubercules à chair orange, et ce pour deux raisons :

La première de ces raisons est d’ordre nutritionnel : par rapport aux patates à chair blanche, les patates à chair pigmentée (orange ou violette) doivent leur coloration à des composés antioxydants dont on connaît aujourd’hui les propriétés anticancérigènes et anti-inflammatoires sur l’organisme humain. Pourquoi dès lors de priver d’un tel avantage santé ?

La seconde raison est d’ordre culinaire. La belle couleur de la patate douce à chair orange suscite souvent plus d’appétence que celle à chaire blanche. L’ennui ne naquit-il pas un jour de l’uniformité ? Pensez-y lorsque vous préparer une bonne purée pour vos enfants.

 

  •  Le saviez-vous ?

Une confusion entre les tubercules de la patate douce et ceux de l’igname (dont il existe également de nombreuses variétés) est toujours possible, en raison de la similitude d’aspect de ces deux légumes. Certains commerçants n’hésitent d’ailleurs pas à vendre l’un pour l’autre aux non initiés. Ce risque de confusion disparaîtra lorsque vous aurez goûté les deux légumes; ils ne sont résolument pas destinés aux mêmes préparations.

 

  • Un truc magique (?!)

 

Votre autre moitié ronfle la nuit et vous empêche de dormir ? Selon les pratiques magiques du vaudou, il vous suffit de glisser une patate douce sous son oreiller et de la laisser agir. Le lendemain, vous récupérez la patate et allez la jeter en pâture au premier porc rencontré, qui la dévorera aussitôt. Le soir, tous les ronflements auront cessé. Ouf, bonne nuit ! 

(NB : J’ai la patate, mais pas le cochon, ni la ronfleuse ! Impossible de vérifier !)

  

Les recettes d’Anne

Anne n’est jamais à court de recettes de patate douce. En voici une liste extraite de ses fichiers. Il serait trop fastidieux de les détailler toutes dans ce post. Si l’une ou l’autre de ces recettes devait être plus spécialement plébiscitée par plusieurs blogonautes, nous nous ferons un devoir de la publier sur ce blog.

  

  • Beignets épicés à la patate douce et à la banane
  • Boudins blancs aux patates douces et pommes fondantes
  • Chutney à la patate douce
  • Couscous de quinoa aux légumes
  • Crème de navets et de patates douces au safran
  • Flanc de patates douces aux épices
  • Frittatas de légumes à l'houmous 
  • Gâteau créole
  • Gnocchis de patate douce au cresson
  • Gratin de patate douce
  • Navets, pois chiches et patates douces aux deux épices               (paprika + curcuma) 
  • Patates douces à la cannelle

  • Petite tatin de lapin au caramel de porto et sa crème de vanille bourbon aux groseilles, purée de patate douce revisitée à l'ananas
  • Pilus de Sulawesi (Indonesian sweet potato puffs)
  • Purée de patate douce
  • Purée de patates douces au lait de coco
  • Purée de patates douces au piment
  • Saint-Jacques rôties, gâteau de patate douce et boulette  d'Avesnes                                                                              (recette du chef Laurent Trochain, restaurateur au Tremblay-sur-Mauldre - 78)
  • Salade juive sur blinis de patate douce et mascarpone, purée de tomates séchées 
  • Salade tiède de patates douces et de pâtes 
  • Soupe de courge, patate douce et lentilles corail 
  • Soupe de patate douce au piment 
  • Tajine de canard confit aux patates douces et courgettes
  • Tarte aux patates douces et à la ricotta
  • Tempura aux légumes

  • Thon à la créole
  • Velouté de patate douce au fenouil
  • Velouté de patate douce et de poire
 

    

La culture de la patate douce

La patate douce ne résiste pas à des températures longtemps inférieures à 20°C. Elle peut néanmoins être cultivée en France, non comme plante vivace mais bien en annuelle, dans les régions les plus chaudes du Midi, des vallées de la Loire et du Rhône, soit en cultures arrosées, soit en cultures irriguées de type méridional. 

 Elle n’est pas exigente sur la nature du sol, qui peut être pauvre. Mais elle préfère les terres meubles. La mise en place de la culture s’effectue au printemps, après les derniers risques de gelées nocturnes. On plante en ligne à 80 cm de distance sur billons (= 2 sillons adossés pour créer une surélévation), soit des tubercules eux-mêmes enfouis à 15-20 cm de profondeur, soit des boutures (stolons) d’environ 40 cm prélevées sur des tubercules forcés préalablement en milieu artificiel intensément éclairé. 

Il est important que la végétation (je rappelle que les rameaux rampants et volontiers grimpants peuvent atteindre 5 m de longueur !) puissent se développer librement et sans taille. Sauf en début de culture, le désherbage est pratiquement superflu. La croissance de la patate douce exige non seulement beaucoup de chaleur, mais encore beaucoup d’eau.

Lorsque le feuillage commence à jaunir, c’est-à-dire après le 3ème mois de plantation, une première récolte des tubercules les plus gros pourra avoir lieu en fouillant sélectivement le sol.  L'arrachage complet interviendra avant les premières gelées (fin novembre, début décembre). Chaque pied produira de 3 à 5 kilos de patates douces de poids et de formes très variés. 

Ces indications de culture valent pour la France méridionale. Elles sont sensiblement différentes dans les pays en voie de développement qui en pratique la culture à grande échelle. Il n’entre pas dans le cadre de ce post de détailler utilement les différentes méthodes de culture de la patate douce pratiquées dans dans le monde.

 

    

La patate douce et notre santé 

Particulièrement digeste, la patate douce contient 5 % moins d’eau que la pomme de terre. Mais elle est nettement plus calorique, avec en moyenne 110 kcal par 100 g de tubercule cru (Pomme de terre = 70 kcal/100g). Il n’y a cependant pas de quoi inquiéter ceux qui se soumettent à un régime amaigrissant, parce ce non seulement la satiété sera atteinte plus rapidement qu’avec la pomme de terre, mais encore parce que sa richesse en vitamines est plus diversifiée et très souvent plus importante. C’est un légume hautement revitalisant.

Parmi ses apports les plus intéressants figure en bonne place le bêta-carotène (6 gr/100 g), un des caroténoïdes indispensables à notre organisme, qui en dehors de son action vitaminique, possède des vertus antiradiculaires utiles à la prévention du cancer et des maladies cardiovasculaires. Le betacarotène est par ailleurs une des deux formes de la vitamine A, cette vitamine si déterminante pour la qualité de notre vue, la croissance, le développement et la protection de notre peau. 

Sa teneur en vitamine C est de 23 mg/100 gr (contre 19 mg/100 gr pour la pomme de terre). 

Côté macro-éléments, la patate douce est très intéressante pour sa teneur en calcium (22 mg/100gr) (La pomme de terre n’en offre que 9 mg/100 g). 

Parmi les éléments-traces,  sa bonne teneur en fer végétal (dit « non héminique ») combat l’anémie, notamment celle - fréquente – des femmes en âge de procréer. 

Enfin, autre avantage nutritionnel, ce légume contient près de deux fois et demie plus de fibres (3g/100 gr) que la pomme de terre. 

Cela vaut la peine d’essayer, non ?

 

Un brin d’histoire

Je vous avais annoncé, au début de ce post, que je reviendrais sur les âpres discussions savantes qui ont vu s’affronter depuis plus de deux siècles, botanistes, ethnologues, linguistes et autres archéologues au sujet de l’origine de la patate douce. En voici arrivé le moment ! 

Peu de gens, sortis d’un enseignement classique occidental, possèdent quelques notions précises de l’histoire les peuples qui occupent les îles du Pacifique en général, celle desMaorisen particulier. Comme il existe un lien important entre la patate douce et la civilisation maori, je saisis cette occasion pour évoquer cette civilisation méconnue.

Kumara ! C’est le nom qui désigne la patate douce dans toute l’Océanie. Le terme appartient à la langue maori.

 Patate douce - Maori (hps.com)

 

LesMaorissont des populations polynésiennes dont les descendants actuels forment  le peuple autochtone (mais minoritaire) de la Nouvelle-Zélande. Leurs belliqueux ancêtres se sont lancés très tôt à la conquête de la mer sur de grandes pirogues bariolées qu’ils maniaient avec un rare efficacité. Bien sûr, comparaison n’est pas raison, mais la fièvre exploratrice et la dispersion de ce peuple dans le Pacifique rappelle furieusement celle des Vikingsdans l’Atlantique, et se situe approximativement à la même époque !

Les premières vagues d’émigration desMaorissemblent se situer au VIIIème siècle, soit à l’époque du règne de l’empereur Charlemagneet autres carolingiens chez nous. Ils ne connaissaient pas l’écriture et nos sources les concernant sont essentiellement puisées dans la tradition orale, confortée parfois par des  données archéologiques et linguistiques.

 

Patate douce - bateau maori

 

Les Maorisde cette époque étaient tout, sauf des agriculteurs. Les choses vont changer brusquement lorsque,au XIIIème ou au XIXème siècle de notre ère, une vague plus importante deMaorisaccoste sur les côtes de l’actuelle Nouvelle-Zélande. Là, ils ne rencontrent aucune population humaine susceptible de s’opposer à leur installation et leur sédentarisation.

Tant sur l’île de Nord que sur l’île du Sud (les deux parties de la Nouvelle-Zélande), seule la forêt et sa faune particulière règnent en maître depuis la nuit des temps. Par rapport  aux îles polynésiennes qu’ils ont quittées, les Maorisdécouvrent un climat tempéré, plus chaud cependant au Nord qu’au Sud. C’est pourquoi sans doute, aujourd’hui encore, ce peuple fier, longtemps opprimé par les Occidentaux mais depuis reconnu officiellement, occupe principalement l’île du Nord. Ils y développeront, à une vitesse qui surprend, une agriculture performante avec, en proue de production, la patate douce : lekumara. Comme il s’agit d’une plante tropicale, on doit raisonnablement postuler qu’elle a été introduite là par l’homme. Par lesMaoris, peuple guerrier et aventurier ?? Cela reste étonnant, mystérieux et controversé, mais les Maorisrevendiquent culturellement haut et fort cette introduction d’un légume qui marque un tournant dans leur histoire.

La tradition maori rattache l’origine dukumaraau légendaire royaume d’Hawaiiki, et l’époque de son introductionauXIIIème ou XIVème siècle de notre ère. L’arrivée dukumara, réprésentant les débuts de leur agriculture, a été utilisée comme repère de séparation entre les deux phases de la culture maori, la culture archaique (ou Moahunter) et la culture classique. 

Des études archéologiques récentes ont porté sur cette date inusuellement tardive  d’un développement agricole. La découverte par les archéologue de fosses garde-manger pouvant avoir servi à stocker les kumaraset datant de l’époque présumée être celle de l’introduction de la plante, implique, soit un développement ultra-rapide des procédés de conservation sans équivalent dans le reste de la Polynésie, soit une date significativement antérieure de l’introduction du kumara.  

Quelles que soient les postulations, un doute subsiste sur l’origine tropicale du kumaradesMaoris. L’adaptation de la plante, pratiquement cultivée comme plante vivace sous les tropiques, sous le climat tempéré de la Nouvelle-Zélande, implique un entreposage annuel qui constitue une des avancées majeures de l’agriculture maori primitive. 

La technique des fosses de conservation a été rapidement encore améliorée avec les célèbrespatakasédifiés par lesMaoris. 

 Patate douce - Pataka (vacationzone.co.th)

Lespatakassont des constructions surélevées (pilotis) ressemblant à des chalets, et regroupant ingénieusement des conditions de stockage optimalisées de leurs productions vivrières, parmi lesquelles lekumaratient la première place. 

Le rôle duKumaradans la vie économique a été largement décrit dans les études classiques deSir Raymond Firth, anthropologue et économiste néo-zélandais décédé il y aura juste 6 ans dans quelques jours, et qui reste toujours, à mon avis, le meilleur auteur de référence sur le sujet. 

L’origine du kumaraa donné lieu à d’autres spéculations reposant sur deux constations.  

Premièrement, au Pérou, des archélogues ont retrouvé dans des grottes préhistoriques habitées par l’homme des fossiles végétaux vieux de plus de 5.000 ans et identifiés avec la patate douce.  

Deuxièmement, les linguistes relèvent dans les civilisations précolombiennes le terme kumar, qui désigne la patate douce.  

Kumar=kumara, la tentation est grande d’établir d'office un lien entre les civilisations amérindiennes primitives et les Maoris. C’est ce que n’a pas hésité à essayer de démontrer le célèbre navigateur norvégien Thor Heyerdal, avec son célébre radeau de balza équatorien baptisé Kon-Tiki. Parti avec quelques compagnons du port d’El Callao au Pérou, le28 avril 1947(je n’avais pas encore un an, et je mouillais encore mes langes … en tissu !), il laisse dériver son embarcation insolite au gré des courants du Pacifique, en suivant le «vol des oiseaux» pour échouer sur une île de Polynésie. 

Le succès médiatique de cette expédition un peu folle en a occulté la portée scientifique. Certes, le projet deThor Heyerdalétait presque dément d’audace, mais sa réussite démontre que son hypothèse selon laquelle les îles Marquises avait été peuplées par des peuples venus d’Amérique du Sud ne pouvait plus être rejetée comme insolente et absurde par les scientifiques. 

Lekumara, alias kumar, alias patate douce, pourrait donc bien être originaire d’Amérique latine, comme on le considère généralement aujourd’hui. Légume répandu dans toute l’Océanie, il est devenu aujourd’hui une des productions vivrières majeures de la plupart des pays en voie de développement à climat chaud de la planète, parce que sa culture est relativement facile et résiste bien là aux d’autres cultures subissent régulièrement des désastres, comme des sécheresses ou des inondations brutales.  

 Aujourd’hui, la production mondiale de patate douce est dominée par la Chine, qui produit à elle seule près de 90% de la production mondiale (130 millions de tonnes  en 2005, selon l’ONU-FAO). Le deuxième producteur (avec environ 2% de la production mondiale est plus inattendu; il s’agit de l’Ouganda. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, il constitue un atout alimentaire stable de nature à combler la faim et le déficit en vitamine A constaté dans les couches les plus pauvres de la population. C’est un enjeu économique local important.

 

Patate douce - Ouganda - Fermière (nri.org)

Plus près de nous, le renommé Institut Agronomique et Vétérinaire HassanIIdu Maroc accorde de plus en plus d’importance à ce type de culture et la production s’accroît rapidement dans ce pays ami de la francophonie. L’île de Malte, dont la production de patate douce est encore relativement confidentielle, se spécialise dans la production des tubercules d’une excellente qualité gastronomique en utilisant des variétés soigneusement sélectionnées.  

Allez, assez « ziveré » (dialecte bruxellois, réservé aux initiés, « nîwoo ? ») ! Il fait beau dehors, je retourne entretenir mes planches de légumes.

A la prochaine, mes amis … 

 

Votre bien chlorophyllement dévoué, 

 José

 

 

Rêves de TOMATES ou TOMATES de rêve : vous serez tous exaucés et ensaucés à la FERME NOS PILIFS

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Les saveurs culinaires du Moyen-Orient : le ZA'ATAR

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zaatar-recipe.jpg

Emprunt photographique :http://www.girlmeetscooking.com

 

Saveurs culinaires du Moyen-Orient :

Le Za'atar

mélange d'épices

Le Za'atar est un mélange d'épices du Moyen-Orient – très utilisé dans les cuisines libanaise, palestinienne et syrienne, un peu à l’égal des herbes de Provence en France. Il est habituellement composé de thym séché, de graines de sésame grillées, de sumac mouluet de gros sel. Mais le terme Za’atar comporte une ambigüité qui peut créer une confusion chez les Occidentaux. En effet, en langue arabe le mot Za’atarne désigne que le thym seul.

Pratiquement, dans le mélange, l’ingrédient majeur est bien le thym. Mais il existe environ 350 espèces de cette lamiacée à travers le monde, et la référence au « thym » n’a pas exactement la même valeur culinaire au Moyen-Orient que chez nous. Oublions donc un peu le thym anglais, la farigoule ou l’herba baronepour mieux découvrir d'autres cultures. Du reste, là-bas, on utilise souvent le serpolet (thym sauvage) ou un « thym » dont le nom populaire est « menthe-de-César », soit - botaniquement parlant - la micromérie à feuilles de thym (Micromeria thymifolia). Parmi les substances aromatiques de ce pseudo-thym, on retrouve bien sûr le thymol, mais encore du menthol, ce qui lui procure une saveur naturelle atypique et méconnue dans nos régions.

Les graines très oléagineuses du sésame (Sesamum indicum), grillées et pilées, font également partie d’un Za’atar qui se respecte.

Le Za’atar peut inclure également – avec de multiples variantes régionales dans la composition et les proportions - plusieurs autres plantes de garrigue au goût puissant, telles l’hysope officinale, le fenouil sauvage(en graines), l’origan ou la sarriette.

Elément spécifique du Za’atar, le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria) s’utilise en poudre obtenue de l'écorce  séchée de ses racines. Cette épice confère un agréable petit arrière-goût astringent aux plats salés.

Le Za'atar peut se préparer aussi mélangé à un peu d’huile d'olive, que l’on étale simplement sur un morceau de pain à déguster au petit déjeuner. Cette préparation populaire serait à ce point stimulante pour la concentration intellectuelle qu’au Liban, les écoliers le consomment juste avant de partir à l’école, et surtout en période d’examens.

On trouve facilement des mélanges Za’atarprêts à l’emploi chez les petits commerçants levantins de nos quartiers populaires. Mais la préparation maison est à vrai dire si simple et si souplement modulable que les cordons bleus un rien expérimentés n’hésitent pas longtemps à le préparer eux-mêmes pour lui conférer une subtile signature personnelle.

Le mélange Za’ataraccompagne idéalement les viandes et volailles, les légumes, les féculents, les œufs et différents fromages (spécialement au Libanen en Palestine le fameux Labnehou Lebné).

Les "toujours verts" : plutôt le MYRTE que le BUIS !!!

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DSC_0503 Myrte (feuilles et fleur).JPG

Plantes aromatiques culinaires :

Le MYRTE

 

La garrigue est un grand jardin sauvage dont les senteurs enivrent le promeneur ... Ciste, farigoule, génévrier, lavande, romarin, serpolet semblent rassemblés là pour assouvir un caprice contre-nature des dieux de l'Olympe. Quel défi ! Tant de vie et de parfums là où les grands arbres ont renoncé depuis longtemps à combattre le soleil de plomb, l'aridité et la caillasse, et où le commun des mortels ne pourrait s'attendre qu'à trouver un désert.

Parmi toutes ses plantes herbacées ou buissonnantes qui embaument le paysage, on trouve souvent aussi le myrte. Ma prédilection pour cette plante aromatique culinaire remonte à une époque pas si éloignée où le buis - taillé en petite haie ou en topiaire – retrouvait un succès commercial inattendu dans les jardins modernes. On en trouve aujourd'hui dans toutes les jardineries … de la bouture enracinée rudimentaire jusqu’aux formes topiaires sophistiquées d’un style plus « kitch » que « jardin de curé ».

Laissons au buis ce qui lui revient. A sa charge, la buxérine qu’il contient est un alcaloïde toxique. A sa décharge, des études médicales récentes ont validé qu’il peut induire une activité anti-tumorale intéressante. Enfin, et pour mettre tout le monde d’accord aux pieds de Dame Nature, la surpopulation actuelle de buis « toujours verts » est lamentablement décimée par la virulence sans précédent de maladies cryptogamiques (e.a. Cylindrocladium buxicola, Volutella buxi…) ou la dévastation massive du feuillage par les chenilles d’une pyrale asiatique spécifique apparue en France en 2008.

Si ce n’était un certain intérêt mellifère et nectarifère au début du printemps, mon ressentiment de jardinier gourmand envers le buis utilisé pour la formation de haies bassesen bordure de mes soles potagères tient à trois arguments :

  • Depuis une dizaine d’années, on plante trop de buis n’importe où et n’importe comment
  • Le buis est toxique et n’a pas d’usage culinaire (frustrant pour un jardinier gourmand)
  • Il attire irrésistiblement les matous errants au potager et pue le « pipi-de-chat »

Sur ce constat, j'ai pris un jour mon parti de remplacer au potager le buis par le myrte, ces deux plantes aux feuillages robustes et persistants offrant quelques ressemblances d'aspect.

Ravissant buisson au parfum suave, le Myrteest probablement originaire d'Asie. Beaucoup de mythes et de légendes lui sont rattachés. Des textes de l'Ancien testamentle mentionnent

Perses et les Hébreux tenaient le myrte pour une plante sacrée, et les usages rituels qu'ils en faisaient étaient nombreux et persistent encore.

La plante s'est progressivement installée dans tout le bassin méditerranéen, donc aussi en Crète, à Rhodes, en Sicile, en Corse, en Sardaigne et aux Baléares.

Dans l'Antiquité classique, le myrte - aux effets ensorcelants - est un  symbole d'amour, de jeunesse, de paix ... et aussi de la beauté.

Fresque - Sapho.jpgUne vieille légende hellénique nous raconte la mésaventure de la belle nymphe Myrsiné, amie de la déesse Athéna. Ayant eu l'insolence de vaincre un jour la fille de Zeusà la course, cette dernière en conçut une jalousie si forte, qu'elle fit mourir Myrsiné sur le champ. A l'endroit même où s'était effondré le corps de sa jeune amie, Athéna vit pousser un plant de myrte. Le remord l'envahit alors et elle se mit à aimer follement cet arbrisseau qui dégageait une odeur suave.

Dans l'île de Cythère, le myrteétait dédié à Aphrodite, déesse de l'Amour, et était donc considéré comme aphrodisiaque. La déesse - qui cachait pudiquement sa nudité derrière cet arbuste au feuillage constant -,  est d’ailleurs souvent représentée tenant des brins ou une couronne de myrte à la main. Les belles hétaïres (courtisanes de luxe) utilisaient nombre de cosmétiques, de remèdes et de philtres d'amour préparés à partir de cette plante aux vertus multiples. Ainsi par exemple, les baies séchées du myrteétaient utilisées pour teindre la chevelure des femmes galantes.

A Eleusis, en Attique, lors de la célébration desMystèresqui marquaient le retour du printemps (et donc de la végétation), prêtres et prêtresses portaient des couronnes d'if et de myrte dans les temples dédiés à Déméter et Perséphone 

Pendant fort longtemps, le myrte a servi à la confection du bouquet rituel de la mariée pour les noces. On le plantait aussi en pot ou dans le jardin intérieur de la maison des époux, histoire de favoriser la fécondité et la prospérité de leur alliance.

Mais les Anciens grecs n'y voyaient pas qu'un symbole, puisqu'ils utilisaient déjà la plante en cuisine. Notamment, les feuilles et les baies séchées étaient très appréciées.

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Botanique et jardinage

Le MYRTE  (Myrtus communis L.)est un arbrisseau à feuilles persistantes pouvant atteindre 3 m de haut. A l’état sauvage, il pousse communément dans les garrigues et les maquis méditerranéens. Mais il est depuis longtemps aussi cultivé dans les jardins des régions tempérées. A condition de bénéficier d’un sol fertile et convenablement drainé dans un emplacement ensoleillé abrité des vents froids, le Myrte est très résistant au gel.

Ses petites feuilles opposées - d’un beau vert brillant - sont ovales et pointues. Elles restent parfumées toute l’année. (Lorsqu’on cueille une feuille pour l’observer par transparence, on aperçoit qu’elle est parsemée de nombreuses petites glandes sécrétant de l’huile essentielle. Si on la froisse, elle répandra très rapidement une agréable odeur d’encens). Les feuilles restent parfumées tout au long de l'année mais elles sentent spécialement bon en juillet-août, lorsque s’amorce la floraison. Récoltées et séchées à ce moment, elles conservent optimalement leur arôme.

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Les fleurs - de couleur blanche - sont pédonculées et pourvues de nombreuses étamines. Après nouaison, elles se transformeront en petites baies de couleur noir-bleuâtre.

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Ces fruits - de la taille d’un petit pois - mûrissent en automne et sont dès lors très aromatiques.

   

Usage thérapeutique

Les huiles essentielles contiennent des éléments chimiques camphrés et citronnés dont les propriétés sont : antiseptique, expectorante, immunostimulante et purifiante.

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Myrte vert de Tarente (à petites feuilles)

Consommées en infusion, les feuilles fraîches ou séchées ont la réputation de stimuler le système urinaire et les organes reproducteurs. Cette infusion, bue chaude ou froide,  peut être agrémentée de tranches de citron et d’un peu de miel , notamment pour soulager le rhume, les maux de gorgeet calmer les quintes de toux grasses.

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Myrte commun (Myrtus communis)

Usage culinaire

En Corse et en Sardaigne, notamment, on jette de brindilles fraîchement cueillies de myrte dans les braises du barbecue. La fumée ainsi délicieusement parfumée aromatise les viandes fortes, notamment celle du gibier à poils ou à plumes.

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Myrte de Tarente à feuilles panachées

Dans toutes les cuisines méditerranéennes, les feuilles fraîches sont ajoutées de préférence en fin de cuisson (environ 10 min avant). Elles sont généralement assez dures, quoiqu’il soit parfaitement possible d’éviter cet inconvénient en récoltant les feuilles jeunes et souples des sommités, les plus petites et plus tendres pouvant être réservées à être ajoutées crues aux salades mélangées.

Les feuilles sèchéesgardent longtemps leur parfum aromatique, et s’utilisent de la manière que celles – beaucoup plus grandes – laurier-sauce.

Les boutons florauxet les baies– séchés et broyés - servent d’épices du maquis à saupoudrer sur le plats.

Les fruits (baies) du myrte sont aussi très aromatiques, mais astringents. On les prépare en confiture d’exception à goûter au moins une fois dans sa vie pour échapper aux analogies superflues. Conservés après séchage, ils serviront – une peu comme les baies de genévrier – à l’assaisonnement d’authentiques spécialités culinaires du maquis. Je serais évidemment incomplet en ne mentionnnant pas le fameux Myrtos corse, une liqueur parfumée servie en digestif après un bon repas entre amis. Celui servi par notre ami sarde Roberto Pintus, chef de cuisine du restaurant Le Maxà Bruxelles est particulièment appréciable …

José

 

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Notre recette pour un grand MILLESIME...

Légume-racine improbable : l'ACHIRA ou BALISIER ROUGE, un canna comestible !

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Légume-racine improbable :

L'ACHIRA ou BALISIER ROUGE

un canna comestible

 

Après les gelées nocturnes des derniers jours,  je passais en revue les récoltes possibles de notre potager pédagogique à la Ferme Nos Pilifs. Chicorées sauvages, choux, laitues d'hiver, navets, radis noirsou violets de Gournay, crosnes du Japon, panais, poireaux de Liège, épinards, macerons, onagres  ...  Chouette, les ressources d'hiver ne manquent pas !

Plus insolite pourtant : de magnifiques et abondants rhizomesse sont développés sous les cannas qui ont fleuri tout l'été en bordures coupe-vent des planches de fleurs comestibles. Voici donc une plante réputée tropicale qui démontre une rusticité assez inattendue, même si l'essentiel du feuillage est à présent brûlé par le gel.

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L’histoire des légumes introduits en Europeà la suite de la « découverte » du Nouveau monde par les conquistadors rappelle à la plupart d’entre nous l’origine exotique de la pomme de terre, de la tomateet des courges, par exemple. Et nul ne peut ignorer l’importance de ces trois légumes originaires des Andes dans notre alimentation standard contemporaine.

Beaucoup seront surpris que parmi les nouveaux légumes qui sont arrivés en Europe en provenance d’Amériquelatine, figurent des plantes bien connues considérées uniquement aujourd’hui comme décoratives dans nos parcs et nos jardins d’agrément. C’est notamment le cas du Dahlia, de l’Oxalis deDeppe("faux-trèfle"à quatre feuilles) et … du Canna comestible, insoupçonnés légumes-racines d’une autre époque. C’est du canna (Canna edulis, Canna indica) que je voudrais vous présenter brièvement dans cette note.

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Eh oui ! Le canna– ou balisier d’Inde, un nom qui dans l’acceptation de l’époque fait référence aux « Indes occidentales » et non pas à l’Asie ! - a été un des principaux légumes cultivés par les Amérindiensdepuis des millénaires, pendant longtemps semble-t-il le troisième en importance de leur agriculture; ils nommaient cette plante Achira, et en appréciaient spécialement les rhizomes, trois fois plus riches en amidon que la pomme de terre.

Les archéologues ont retrouvé dans des nécropoles pré-colombiennes vieilles de 4500 ans des vestiges de rhizomes et des graines d’Achira, et ont pu établir l’importante diffusion de cette production cultivée en altitude vers les vallées ; ce qui suggère de l’Achiraétait un ingrédient alimentaire très apprécié justifiant l’exportation.

Légume-racineapprécié ?! Il le fut à ce point, que la culture de l’Achira– promue par les Espagnols, les Anglais et les Français gagna rapidement d’autres lieux, spécialement les îles caraïbes, où les créoles le rebaptisèrent « Touléman », corruption du français « Tous les mois » qui désigne également le canna comestible.

On retrouve ensuite rapidement le canna/balisierdans l’OcéanIndien, spécialement à l’île de la Réunion (où on préfère l’appeler « Conflore »), aux Philippines et dans l’archipel indonésien.

Avez-vous remarqué la ressemblance frappante entre les feuilles du bananier et celles du canna ? Elles peuvent servir indistinctement à envelopper des spécialités exotiques à cuire lentement sans les brûler, et la cuisine des pays tropicaux ne se lasse pas de cette pratique ancestrale.

Les plus jeunes feuilles du canna– cuites à l’eauou à l’embeurrée– servent de légumes.

Mais ce sont évidemment les rhizomesqui offrent le plus d’intérêt alimentaire, tant pour leur goût agréable que pour leur richesse en fécule.

J’ajouterai que les Anglaisont aussi significativement participé à la diffusion du canna comestiblecomme légume, mais qu’ils se sont plus spécialement intéressés à la déshydratation des rhizomes, lesquels réduits ensuite en poudre, donnaient – aux côtés de racines d’autres genres et espèces de plantes comestibles - un condiment sec appelé par eux « Arrow root »,fort liant, très digeste et exempt de gluten; une véritable panacée contre les troubles intestinaux, aussi dans l'alimentation des nourrissons. 

 

Canna indica - graines et fleurs.JPG

Les graines du canna comestible, de la grosseur d'un petit pois, sont fort dures.

Elles ont servi à la confection de colliers, de bracelets ou d'instruments de musique du type "maracas"

 

 

Le MELILOT BLANC : arôme de fève TONKA, puissance COUMARINE

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Plantes aromatiques

 

Le Mélilot blanc

arôme de fève tonka, puissance coumarine

 

Les passionnés de cuisine sont nombreux à avoir découvert la puissance de la fève tonka- noyau du fruit d’un arbre exotique imposant de la famille des fabacéesnommé Gaïac de Cayenne (dypterix odorata). Utilisée à la manière de la noix de muscade, la fève tonkaest très à la mode bobo depuis une vingtaine d’année. A l’odorat, la puissance aromatique de cette pseudo-fève  suggère d’emblée à beaucoup le parfum de la vanille. La référence à l’odeur du « foin frais », pour ceux qui peuvent l’identifier, est sans doute plus subtile.

Cette agréable odeur provient d’une substance végétale secondaire (donc à très faible concentration dans une plante) qui libère son arôme puissant et envoûtant : la COUMARINEAttention ! Pour bénéficier du parfum et de la saveur des plantes contenant de la coumarine, il est nécessaire de les faire sécher. Ce séchage, en entraînant une dégradation des sucres contenus dans la plante fraîche, amplifie le parfum de façon extraordinaire.

La fève tonka, très prisée comme épice exotique et assez chère, n’est pas la seule à contenir de la coumarine, loin s’en faut ! Il y a dans notre environnement un bon nombre de plantes sauvages qui contiennent aussi cette substance. Je pense notamment à l’aspéruleodorante (Galium odorata),à l'herbe-aux-bisons (Hierochloe odorata) ou … au MÉLILOT.

Parmi plusieurs espèces indigènes spontanées, les MÉLILOTS que nous pouvons rencontrer le plus facilement dans nos friches (terrains vagues, talus de chemins de fer, bords de route, dunes …) et jardins sauvages , sont le MÉLILOT OFFICINAL (Melilotus officinalis), à fleurs jaunes) et le MÉLILOT BLANC (Melilotus alba). Séchées, ces deux espèces du genre sont spécialement aptes à libérer une intense odeur de coumarine.

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Le MÉLILOT BLANCest une plante bisannuelle à vivacedont la taille varie de 30 à 150 cm de hauteur. Les fleurs – en grappes allongées – sont petites (4-5 mm env.), avec des ailes d’une longueur égale à la carène; elles s’épanouissent de juin-juillet à septembre et sont appréciées pour leur haute valeur mellifère (Les fleurs fraîches sentent le miel, et les abeilles en raffolent). Les feuilles sont trifoliées.

Les graines de MÉLILOT BLANCfont aujourd’hui souvent partie des mélanges commerciaux pour jachères fleuries. La plante – comme la plupart des fabacées- constitue d’une part, un intéressant engrais vert; et d’autre part, sa floraisonqui se poursuit tout l’été, est très attractive pour les abeilles… Les apiculteurs passionnés apprécient la qualité du miel, et les jardiniers la pollinisation accruedes fleurs de fruits et légumes là ou pousse le mélilot.

L’usage traditionnel du MÉLILOT est connu depuis fort longtemps dans nos régions ; au Moyen-âge notamment – et bien avant la généralisation de celui du houblon– il a servi à aromatiser la bièreet d’autres boissons.

Si les jeunes feuilles fraîches du mélilot peuvent être consommées en salade avant la floraison, elles contiennent une amertume particulière qui séduira certains gourmets et en rebutera d’autres.

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Le mélilot séché (feuilles, fleurs et graines) est sans doute la meilleure forme pour une consommation distinguée. Il permet de préparer des infusions agréables, d’aromatiser des plats, des sauces et des desserts. Mais attention ! Il convient de respecter 2 précautions pour son emploi :

  • Le séchage doit être rapide et par petites quantités, de telle manière qu’aucune fermentation ne puisse se produire en cours de préparation. (Cette fermentation malencontreuse aurait pour effet de transformer la coumarine en DICOUMAROL, substance toxique anticoagulante utilisée aujourd'hui comme poison pour tuer rats et souris par lésions hémorragiques internes)
  • Si le mélilot est bien connu pour ses vertus médicinales (antiseptique, antispasmodique, diurétique pour le système urinaire), il ne doit pas être utilisé en quantité trop importante. Du reste, la puissance de son goût aromatique ne requiert que de faibles quantités, dès lors sans danger pour la santé humaine. (Comme souvent en cuisine, le « plus » serait le traître ennemi du « meilleur »).

José

Le POIVRE DU SICHUAN : un faux-poivre citronné qui endort la langue et réveille l'appétit

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(photo : José Veys - Les Jardins de Pomone asbl)

Epices d'Orient

POIVRE DU SICHUAN

un faux-poivre citronné qui endort le langue et réveille l'appétit

 

Pour vous présenter ce « poivre », commençons par un bémol ! Sur le plan botanique, lepoivre de Sichuan (Xanthoxylum piperitum = Xanthoxylum bungeanum = Xanthoxylum simulans)n’en est pas un à proprement parler. En effet, il n’appartient pas à la famille des pipéracées mais - de façon beaucoup plus surprenante - à celle des rutacées, ce qui en fait un petit arbre dont les fruits agrumes sont les cousins … de noscitrons et oranges. 

  • Les « poivres vrais » (poivre noir, poivre long, cubèbe ...) appartiennent tous au genre piper de la famille des pipéracées; ce sont des lianes grimpantes et non pas des arbustes ! 
  • Parmi les nombreux « faux poivres », à noter le célèbre SANSHO de la cuisine japonaise, que les botanistes assimilent généralement à la même espèce que le Sichuan.

Si dans la consommation européenne, le terme impropre de « poivre du Sichuan » est celui le plus communément martelé par le marketing occidental, on pourrait aussi l’appeler - de façon moins ambigüe - « fahija » (de son nom en chinois cantonnais), « fagara », où - dans un français presque académique, le « clavalier ».

Dans le langage délicat des gourmets et des poètes, on parle aussi souvent de « poivre-fleur ».

Stimulant et échauffant, le poivre du Sichuan est utilisé comme condiment de la même manière que le poivre noir, mais utilisé en moindre quantité, parce qu’il est plus puissant et plus parfumé.

En Chine, c’est une des épices les plus anciennes, beaucoup plus appréciée que le poivre véritable. On y apprécie depuis une Antiquité très reculée les arômes citronnés, anisés et mentholés de ce pseudo-poivre, d’ailleurs gustativement sublimé lorsqu’il a été légèrement torréfié.

Le poivre du Sichuanest ainsi nommé parce qu’il pousse au « pays des quatre rivières », le Sichuan ou Sé-Tchouan, aujourd’hui une immense province du centre de la Chine, proche du Tibet et de l’Himalaya, et englobant l’ancien territoire du petit royaume historique de Chu. Les montagnes y sont très élevées (avec des sommets culminants à plus de 6000 m), et les paysages y sont le plus souvent enfouis dans les nuages. L’ensoleillement est si rare dans ces régions qu’un vieux proverbe chinois affirme :  « Au pays de Shu, le chien aboie quand le soleil apparaît ». Mais la végétation y est luxuriante, et le poivrier du Sichuan, très rustique, s’y plait énormément.

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(photo : Didier Descouens- licence Creative Commons)

A l’état sauvage, ce faux poivrier est un arbre épineuxau port largement étoilé qui peut atteindre 5 à 6 m de hauteur. Son tronc– recouvert d’écorce grisâtre – est jalonné de curieuses excroissances coniques, monstrueuses protubérances formées par ses anciennes épines. Depuis longtemps, on le cultive en buisson, ce qui est plus commode pour la récolte.

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(photo : Kriss de Niort - source : faaxaal.forumactif.com)

Toute la plante est aromatique, mais on en récolte seulement les feuilles, l’écorce et les fruits.

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(source photographique  : asianflora.com)

Les feuilles– pennées, de couleur vert-foncé – sont caduques, avec de nombreux folioles en nombre impair. De minuscules glandes à essence aromatique en parsèment la surface. La face inférieure des feuilles est garnie de petites épines alignées le long des nervures principales.

Frais, le feuillage est utilisé en cuisine pour parfumer les soupes et les plats de viande. Les Chinois apprécient aussi des beignets dont la pâte est agrémentée de feuilles confites dans du sucre.

Dans une moindre mesure que les feuilles, l’écorce est prélevée puis séchée pour préparer des infusions et décoctions très aromatiques.

Les fleurs– verdâtres – sont petites et régulières, avec des pétales et des étamines libres. Elles se présentent en grappes courtes à l’extrémité des branches, et la nouaison entraînera la formation de petits fruits.

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(photo : Didier Descouens- licence Creative Commons)

Ces fruits(baies ou grains), de forme arrondie et protégés dans une coque verruqueuse, sont de type déhiscent. Ils se récoltent à la fin de l’été, juste avant d’avoir atteint leur pleine maturité. Séchés et débarrassés des graines noires, dures et amères qu’ils contiennent, ce sont eux qui donneront le pseudo-poivre après avoir été moulus ou réduits en poudre. Attention, c’est une épice très forte qu’il convient de doser adéquatement.

En terme de consommation, outre son arôme exquis – quiallie saveurs d’agrume, d’anis et de piment– il faudra tenir comple d’un léger effet analgésiquequi « endort » le bout de la langue.

Je ne peux pas me dispenser de mentionner aussi que le Sichuan est notoirement un ingrédient indispensable du fameux mélange « cinq-épices chinois ».

Enfin, on s’étonnerait qu’un ingrédient aussi apprécié par les Chinois en cuisine, ne soit pas aussi affublé d’innombrables vertus thérapeutiques dans une pharmacopée d’une stupéfiante richesse. En médecine traditionnelle, le « poivre du Sichuan » a depuis longtemps la réputation de stimuler le bon fonctionnement du système digestif(e.a. l’estomac, la rate …), et – avec de remarquables propriétés antibactériennes - la désinfection des voies urinaires. Enfin - et c’est de saison ! - il peut se révéler utile à combattre les rhumes et la grippe.

 José      

 

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Cours de jardinage potager bio pour tous en 2017 : ça démarre le samedi 22 janvier ....

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Formation (en salle) :

   Le sol du potager et ses paillis  

Samedi 21 janvier 2017

de 14 à 16h30

Procédé simple et écologique, le paillage consiste à recouvrir le sol avec des matières organiques ou minérales qu’il faut choisir à bon escient. Paille, fumier, compost, tourteaux, BRF (bois raméal fragmenté), sciure, pierres, galets, graviers … sont des couvertures ayant chacune des performances de dégradation différentes dans le temps et dans les modifications qu’elles entraînent sur la nature de votre sol. De la tonte de gazon aux éclats d’ardoise, une évaluation non commerciale des avantages et inconvénients des différents paillis.

EN PRATIQUE

Lieu: La Ferme Nos Pilifs, 347 Trassersweg, 1120 Bruxelles

Durée: ± 2h30 (exposé : 120 min + débat 30 min)

Prix: 10€ dont bon d’achat de 5€ à utiliser à la Ferme Nos Pilifs

 

RESERVATION IMMEDIATE EN LIGNE

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Nos cours de jardinage POTAGER écologique et gourmand en 2017

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Cours de jardinage potager

écologique et gourmand 2017

(Ferme Nos Pilifs : salle "La Grange")

 

Pour tous ceux qui aiment jardiner et cuisiner potager, l'année commence bien à la FERME NOS PILIFS. Nous adressons nos meilleurs vœux et notre vive reconnaissance à tous les visiteurs, amis, membres et  sympathisants qui ont fait de  cette entreprise de travail adapté un des rendez-vous préférés des Bruxellois. Et en raison du succès des années précédentes de nos formations au jardinage biologique pour tous, nous avons l'avantage de vous proposer un programme 2017 encore enrichi.

La première formation POUR TOUS (à partir de 15 ans) aura lieu le samedi 21 janvier 2017 de 14h00 à 16h30 et se propose de dresser avec les jardiniers  amateurs un inventaire des matériaux de paillage, accompagné d'un bilan des avantages et inconvénients de chacun d'eux, Le PAILLAGE et les PAILLIS constituent une des caractéristiques essentielles du jardinage écologique, dont les performances de mieux en mieux reconnues et utilisées illustrent bien ce que le que le Prof. Masanobu Fukoaka(microbiologiste japonais décédé en 2008) qualifiait d'extraordinaire "REVOLUTION d'un seul brin de paille". (*)

(*) cf Masanobu Fukuoka- The One Straw Revolution - an introduction to natural farming - Rodale Press Emmaüs, 1978).

 

Inscrivez-vous vite en ligne en cliquant ici

ou, si vous n'utiliser pas l'internet, à la Jardinerie de la Ferme pour réserver votre place aux formations qui vous intéressent; ce nombre de places est limité. Les participants se verront remettre à chaque fois un bon d'achat de 5 euros déductible sur n’importe quel achat effectué à la jardinerie, ainsi que des graines de légumes à emporter.

  

Programme des formations 2017

 Le jardinage potager urbain pour tous

(Nos formations à la Ferme Nos Pilifs - salle "La Grange")

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SAMEDI 21/01/2017 de 14 à 16h00

Le sol du potager et ses paillis

Procédé simple et écologique, le paillage consiste à recouvrir le sol avec des matières organiques ou minérales qu'il faut choisir à bon escient. Paille, fumier, compost, tourteauxBRF (bois raméal fragmenté), sciure, pierres, galets, graviers ... sont des couvertures ayant chacune des performances de dégradation différentes dans le temps et dans les modifications qu'elles entraînent sur la nature de votre sol. De la tonte de gazon aux éclats d'ardoise, une évaluation non commerciale des avantages et inconvénients des différents paillis.

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SAMEDI 28/01/2017 de 14 à 16h00

Rotation des cultures au potager

Une technique écologique pour prévenir ou remédier aux carences, aux maladies et aux prédateurs nuisibles qui peuvent menacer vos récoltes potagères. Comment maintenir naturellement la fertilité d'un sol vivant en prévoyant même sa régénérescence.

Un ordre de succession adéquat dans la culture des espèces cultivées qui contribue aussi à freiner et contrôler la croissance des "mauvaises" herbes.

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SAMEDI 04/02/2017 de 14 à 16h00

Fertilisation des sols

Le sol, c’est le support essentiel de la vie.  Ce support est évolutif et le succès de vos cultures est subordonné à quelques bonnes pratiques de jardinage que nous détaillerons pour vous.

Préparation du terrain - Compost - Fumiers & engrais

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SAMEDI 11/02/2017 de 14 à 16h00

Culture du fraisier et des petits fruits

Qu'elle soit envisagée en pleine terre, en jardinières ou en pots, la culture du   fraisier et des petits fruits est très facile et productive chez un particulier en ville... Distinguons et identifions les meilleures espèces et variétés pour déguster des petits fruits du jardin ou du balcon inégalables de mai à octobre.

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SAMEDI 18/02/2017 de 14 à 16h00

Un potager en carrés

Vous l’avez décidé ? Vous vivez en milieu urbain et vous souhaitez malgré tout profiter d'un vrai potager bio ? Voici comment franchir facilement les quelques étapes qui vous offriront de l'autonomie alimentaire avec des légumes sains et goûteux très originaux.

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SAMEDI 11/03/2017 de 14 à 16h00

Semis et repiquage de printemps

En réalisant lui-même ses semis et repiquages de plantes, le jardinier fait évidemment une économie domestique substantielle. Mais cette démarche lui permet surtout de choisir d'autres légumes, des légumes oubliés, rares ou curieux qui nourrissent mieux, plus sainement et plus savoureusement ... à condition de disposer de quelques graines de bonne qualité ou de plantules pour démarrer.

Les semis de printemps vous permettent d'explorer la richesse variétale qui a construit notre patrimoine culinaire pendant des siècles.

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SAMEDI 18/03/2017 de 14 à 16h00

Culture des tomates anciennes chez soi

Echappez aux tomates industrielles et aux nuisances des méthodes culturales qui les produisent ! Offrez-vous la liberté de cultiver - dans votre jardin ou sur votre balcon - l'une ou l'autre variété de tomates anciennes au goût et à la qualité sanitaire inégalable.

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DIMANCHE 26/03/2017 de 14 à 16h00

Jardiner sans pesticides & lutte biologique contre les limaces

Vous aimez le vivant ? Par définition, les pesticides sont des produits qui « TUENT» et ne vous conviennent donc pas. D’origine essentiellement chimique, ils ne sont pas du tout indispensables pour régler un problème au jardin. Découvrez les solutions alternatives,  naturelles et efficaces qui préservent l'environnement et votre santé.

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DIMANCHE 02/04/2017 de 10 à 12h00

Les légumes perpétuels au potager du jardinier amateur

Parmi les légumes non conventionnels très prisés par les jardiniers amateurs, certains sont vivaces et on a pris aujourd’hui l’habitude de les qualifier de « perpétuels». Ces légumes d’une autre époque – si rebelles et éloignés des normes de la grande consommation vivrière qui nous est imposée, sont de plus en plus prisés par l’amateur, auxquels ils offrent de sérieux avantages : plus riches en vitamines et oligo-éléments, plus résistants aux maladies et variations climatiques, ils ont aussi meilleur goût et demandent peu de soins. Quels sont-ils ? Comment se les procurer à la Ferme Nos Pilifset les cultiver au jardin familial ?

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DIMANCHE 09/04/2017 de 10 à 12h00

Les plantes aromatiques culinaires

Dans le commerce, les herbes culinaires fraîches sont peu variées, souvent conditionnées sous blister, sinon proposées en petits pots de culture hydroponique où elles dépérissent après quelques jours. Ce n’est pas une bonne raison d’aromatiser vos plats avec les « p’tits cubes» synthétiques de la cuisine industrielle. Découvrez 40 plantes aromatiques bienfaisantes et parfumées que vous pouvez facilement cultiver vous-même.

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DIMANCHE 23/04/2017 de 10 à 12h00

Le génie du sol vivant

Et dire que quelques vers de terre dans votre jardin peuvent rendre votre bêche et vos produits de jardinage inutiles, voire insensés !

N’en déplaise aux tenants d’un agro-système intensif toujours porté à s’émanciper des contraintes environnementales - et à rester jusqu’à la mauvaise foi dans le déni des nuisances écologiques qu’ils engendrent ! -, le sol n’est pas qu’un simple support de culture voué à une production commerciale non-durable de notre alimentation. La fertilité naturelle du sol dépend – non pas d'engrais chimiques de synthèse et de pesticides – mais bien de multiples acteurs de la faune et de la flore agissant en synergies. C’est NATURELLEMENT génial ! Découvrons-en les principaux mécanismes générateurs durables.

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DIMANCHE 11/06/2017 de 10 à 12h00

Les plantes sauvages comestibles

Les "sauvageonnes" sont très à la mode, mais toutes ne sont pas aptes à être consommées. Il convient de bien les identifier, de les récolter dans des lieux non pollués à la saison adéquate et de les préparer avec un authentique savoir-faire culinaire. Achillée, benoîte urbaine, berce commune, bourse-à-pasteur, cardamine, carotte sauvage, conopode dénudécorne de  cerf, égopode podagraire, mourre de porc, stellaire étoilée ... risquent de séduire votre palais.

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Samedi 16/09/2017 de 14 à 16h00

Pourquoi et comment récolter de bonnes graines potagères

Récolter les graines de vos meilleurs légumes pour les ressemer ensuite dans son potager est un geste qui s'inscrit dans la tradition ancestrale des jardiniers. Apprenez vous aussi à sélectionner des plants-mères, à récolter, nettoyer, trier et conserver des graines de variétés anciennes rares d'une surprenante vigueur germinative

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Samedi 30/09/2017 de 14 à 16h00

Amendements organiques, engrais verts, compost et fumier au potager

De formidables atouts pour le potager bio ! La fertilisation naturelle et équilibrée du sol, comment ça fonctionne ? Quand utiliser ces atouts à bon escient ? Quelles sont les quantités adéquates ? Comment les combiner ? Quid d’indispensables précautions sanitaires, notamment avec le fumier ? Pourquoi pratiquer des semis intermédiaires de végétaux pas nécessairement comestibles qualifiés d’"engrais verts" ? Quelles sont les plantes dépolluantes ? De vraies réponses pratiques à toutes ces questions que se pose le jardinier amateur.

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Samedi 14/10/2017 de 14 à 16h00

Préparation du potager pour l’hiver

De la fin de l'automne au début de l'hiver, un calendrier du potager avec de petites routines expliquées pour les jours qui raccourcissent et se refroidissent.  Tous les bons gestes et les bonnes pratiques d'avant l'équinoxe pour réussir votre jardin nourricier de l'année suivante.

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Samedi 18/11/2017 de 14 à 16h00

Culture, récolte et conservation de vos légumes racines

Parce que de nombreux légumes-racines se développent à la faveur des jours courts, ils sont une ressource alimentaire importante pour vos menus d'hiver.  La poire de terre, l'hélianthi, l'ulluco, l’oca du Pérou, la capucine tubéreuse, le crosne du Japon, cultures faciles et peu sensibles aux maladies, n’auront bientôt plus de secrets pour vous !

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 C’est où ?

  • Rendez-vous à la salle "La Grange", a droite dans la grande cour de la Ferme Nos Pilifs -  347, Trasserweg à 1120 Bruxelles (Neder-over-Hembeek)

 C’est combien ?

  • Le prix de chaque atelier est fixé à 10 €uros par personne. Outre votre accès à l’animation et des sachets de graines offertes aux participants par les Jardins de Pomone, votre inscription vous donne droit à un BON D’ACHAT de 5 €uros valable à l'épicerie ou à la jardinerie de la Ferme Nos Pilifs. (Ce bon d’achat vous est remis personnellement juste avant l’atelier auquel vous êtes inscrit.)

 Comment s'inscrire ?I

En ligne (cliquez ici) , sur le site de la FERME NOS PILIFS

atelier-eco-jardinage-le-sol-du-potager-et-ses-paillis.jpg

Infos complémentaires ?

  • par internet, via le site de la Ferme Nos Pilifs.
  • par téléphone au 02 262 11 06
  • par e-mail :

jardinerie@pilifs.be ou lesjardinsdepomonee@hotmail.com

 

 

Bon à savoir pour vos visites à la Ferme :

  • L'Estaminet de la Ferme Nos Pilifs est ouvert tous les jours jusqu'à 18 heures et peut vous proposer - outre sa carte de boissons variées - des petits déjeuners en matinée  et de la restauration chaude ou froide à midi.

 

  • L'Epicerie est ouverte tous les jours de la semaine jusqu'à 18 h (sauf le lundi) et le dimanche, jusqu'à 13 h. Elle vous propose fruits et légumes de saison, pains, viennoiseries, pâtisseries, charcuteries, fromages, boissons ... et des centaines de produits alimentaires bio. Le WE, des poulets fermiers de qualité sont rôtis sur place et prêts à emporter bien chauds. (Il est prudent de réserver).

 

  • La Jardinerie de la Ferme Nos Pilifs est ouverte du mardi au samedi toute la journée. En arrière-saison, elle est fermée le dimanche et le lundi). Rendez-vous à la salle"La Grange", a droite dans la grande cour de la Ferme Nos Pilifs -  347, Trasserweg à 1120 Bruxelles (Neder-over-Hembeek). Le prix de chaque atelier est fixé à 10 €uros par personne. Outre votre accès à l’animation et des sachets de graines offertes aux participants par les Jardins de Pomone, votre inscription vous donne droit à un BON D’ACHAT de 5 €uros valable à la jardinerie et à l'épicerie de la Ferme Nos Pilifs. (Ce bon d’achat vous est remis personnellement juste avant l’atelier auquel vous êtes inscrit.)

Les saveurs culinaires du Moyen-Orient : le ZA'ATAR

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Emprunt photographique :http://www.girlmeetscooking.com

 

Saveurs culinaires du Moyen-Orient :

Le Za'atar

mélange d'épices

Le Za'atar est un mélange d'épices du Moyen-Orient – très utilisé dans les cuisines libanaise, palestinienne et syrienne, un peu à l’égal des herbes de Provence en France. Il est habituellement composé de thym séché, de graines de sésame grillées, de sumac mouluet de gros sel. Mais le terme Za’atar comporte une ambigüité qui peut créer une confusion chez les Occidentaux. En effet, en langue arabe le mot Za’atarne désigne que le thym seul.

Pratiquement, dans le mélange, l’ingrédient majeur est bien le thym. Mais il existe environ 350 espèces de cette lamiacée à travers le monde, et la référence au « thym » n’a pas exactement la même valeur culinaire au Moyen-Orient que chez nous. Oublions donc un peu le thym anglais, la farigoule ou l’herba baronepour mieux découvrir d'autres cultures. Du reste, là-bas, on utilise souvent le serpolet (thym sauvage) ou un « thym » dont le nom populaire est « menthe-de-César », soit - botaniquement parlant - la micromérie à feuilles de thym (Micromeria thymifolia). Parmi les substances aromatiques de ce pseudo-thym, on retrouve bien sûr le thymol, mais encore du menthol, ce qui lui procure une saveur naturelle atypique et méconnue dans nos régions.

Les graines très oléagineuses du sésame (Sesamum indicum), grillées et pilées, font également partie d’un Za’atar qui se respecte.

Le Za’atar peut inclure également – avec de multiples variantes régionales dans la composition et les proportions - plusieurs autres plantes de garrigue au goût puissant, telles l’hysope officinale, le fenouil sauvage(en graines), l’origan ou la sarriette.

Elément spécifique du Za’atar, le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria) s’utilise en poudre obtenue de l'écorce  séchée de ses racines. Cette épice confère un agréable petit arrière-goût astringent aux plats salés.

Le Za'atar peut se préparer aussi mélangé à un peu d’huile d'olive, que l’on étale simplement sur un morceau de pain à déguster au petit déjeuner. Cette préparation populaire serait à ce point stimulante pour la concentration intellectuelle qu’au Liban, les écoliers le consomment juste avant de partir à l’école, et surtout en période d’examens.

On trouve facilement des mélanges Za’atarprêts à l’emploi chez les petits commerçants levantins de nos quartiers populaires. Mais la préparation maison est à vrai dire si simple et si souplement modulable que les cordons bleus un rien expérimentés n’hésitent pas longtemps à le préparer eux-mêmes pour lui conférer une subtile signature personnelle.

Le mélange Za’ataraccompagne idéalement les viandes et volailles, les légumes, les féculents, les œufs et différents fromages (spécialement au Libanen en Palestine le fameux Labnehou Lebné).

Emission EN CUISINE, sur VIVACITE ce samedi, dès 8h30 : Pierre JOYE reçoit Anne BORTELS : pour parler des LEGUMES du potager et de leurs meilleures préparations, bien sûr !

Les saveurs culinaires du Moyen-Orient : le ZA'ATAR

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Emprunt photographique :http://www.girlmeetscooking.com

 

Saveurs culinaires du Moyen-Orient :

Le Za'atar

mélange d'épices

Le Za'atar est un mélange d'épices du Moyen-Orient – très utilisé dans les cuisines libanaise, palestinienne et syrienne, un peu à l’égal des herbes de Provence en France. Il est habituellement composé de thym séché, de graines de sésame grillées, de sumac mouluet de gros sel. Mais le terme Za’atar comporte une ambigüité qui peut créer une confusion chez les Occidentaux. En effet, en langue arabe le mot Za’atarne désigne que le thym seul.

Pratiquement, dans le mélange, l’ingrédient majeur est bien le thym. Mais il existe environ 350 espèces de cette lamiacée à travers le monde, et la référence au « thym » n’a pas exactement la même valeur culinaire au Moyen-Orient que chez nous. Oublions donc un peu le thym anglais, la farigoule ou l’herba baronepour mieux découvrir d'autres cultures. Du reste, là-bas, on utilise souvent le serpolet (thym sauvage) ou un « thym » dont le nom populaire est « menthe-de-César », soit - botaniquement parlant - la micromérie à feuilles de thym (Micromeria thymifolia). Parmi les substances aromatiques de ce pseudo-thym, on retrouve bien sûr le thymol, mais encore du menthol, ce qui lui procure une saveur naturelle atypique et méconnue dans nos régions.

Les graines très oléagineuses du sésame (Sesamum indicum), grillées et pilées, font également partie d’un Za’atar qui se respecte.

Le Za’atar peut inclure également – avec de multiples variantes régionales dans la composition et les proportions - plusieurs autres plantes de garrigue au goût puissant, telles l’hysope officinale, le fenouil sauvage(en graines), l’origan ou la sarriette.

Elément spécifique du Za’atar, le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria) s’utilise en poudre obtenue de l'écorce  séchée de ses racines. Cette épice confère un agréable petit arrière-goût astringent aux plats salés.

Le Za'atar peut se préparer aussi mélangé à un peu d’huile d'olive, que l’on étale simplement sur un morceau de pain à déguster au petit déjeuner. Cette préparation populaire serait à ce point stimulante pour la concentration intellectuelle qu’au Liban, les écoliers le consomment juste avant de partir à l’école, et surtout en période d’examens.

On trouve facilement des mélanges Za’atarprêts à l’emploi chez les petits commerçants levantins de nos quartiers populaires. Mais la préparation maison est à vrai dire si simple et si souplement modulable que les cordons bleus un rien expérimentés n’hésitent pas longtemps à le préparer eux-mêmes pour lui conférer une subtile signature personnelle.

Le mélange Za’ataraccompagne idéalement les viandes et volailles, les légumes, les féculents, les œufs et différents fromages (spécialement au Libanen en Palestine le fameux Labnehou Lebné).

Les PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES de chez nous : ce dimanche 11/06 à la FERME NOS PILIFS

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Notre prochaine formation écojardinage à la Ferme Nos Pilifs :

ce DIMANCHE 11/06/2017 de 10 à 12h00

LES PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES

Les "sauvageonnes" sont très à la mode, mais toutes ne sont pas aptes à être consommées. Il convient de bien les identifier, de les récolter dans des lieux non pollués à la saison adéquate et de les préparer avec un authentique savoir-faire culinaire. Achillée, benoîte urbaine, berce commune, bourse-à-pasteur, cardamine, carotte sauvage, conopode dénudé, corne de cerf, égopode podagraire, mourre de porc, stellaire... risquent de séduire votre palais.

 

   Inscrivez-vous vite en ligne   

   en cliquant ici   

ou, si vous n'utiliser pas l'internet, à la Jardinerie de la Ferme pour réserver votre place aux formations qui vous intéressent; ce nombre de places est limité. Les participants se verront remettre à chaque fois un bon d'achat de 5 euros déductible sur n’importe quel achat effectué à la jardinerie ou à l'épicerie, ainsi que des graines de légumes à emporter.

 

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